Historique de Cébazat : 

 

Depuis la nuit des temps, la vallée luxuriante du Bédat a toujours été convoitée par les hommes.

Au fil des périodes historiques, notre cité a su se développer, passant d’une cité antique au rayonnement régional à une baillie médiévale pour devenir plus tard un important village vigneron. De nos jours, Cébazat est une commune dynamique qui a su préserver un cadre de vie privilégié tout en développant une activité économique et industrielle très active.

Cébazat et la Préhistoire :

Le site de Cébazat a été, sans aucun doute, habité dès l’époque de l’âge de la pierre taillée, soit environ 2 millions d’années à 8 000 ans avant J-C. Des fouilles dans la vallée du Bédat ont mises à jour des silex taillés, des couteaux, des grattoirs et des ossements. D’autres recherches ont révélé de nombreux objets datant du néolithique, dont un collier datant de l’âge de la pierre polie, soit environ 5 500 à 1 800 ans avant notre ère.

Cébazat et l’Antiquité :

A l’époque romaine, « SABASACUM » devient un bourg de la première importance. En effet, à la fin du 1er siècle avant J-C, le village est situé sur le passage d’une voie romaine très fréquentée qui permet les échanges commerciaux entre Clermont-Ferrand et Bourges (pour preuve, de nombreux fragments de chaussée ont été découverts au lieu-dit « les Vergnes »). De par cette position stratégique, le bourg a connu un essor important  et cette effervescence économique est confirmée par la multitude de découvertes archéologiques réalisées au XIXème siècle : vases, médailles et figurines…

Cébazat au Moyen-Âge : 

Jusqu’au XIIème siècle, les historiens disposent de peu d’éléments sur la seigneurie de Cébazat. On sait cependant que la cité dépend du Comté d'Auvergne qui passe progressivement de l’autorité du Duc d’Aquitaine à celle des Rois de France.

En 1225, Louis VIII lègue le fief de Cébazat à son fils, Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis. La ville acquiert alors une nouvelle importance puisqu’elle devient une « baillie ». En 1270, avant de partir en croisade, Alphonse de Poitiers accorde une « chartre » à la ville, avec pour conséquence une certaine indépendance avec une administration communale confiée à quatre consuls nommés pour un an. Ils étaient chargés de la garde des portes et des clés de la cité, des murs, tours et fossés, de l’entretien et de la surveillance des rues, du respect de la législation des poids et mesures. A sa mort, un an après, l’Auvergne revient à la couronne royale sous le règne de Philippe le Hardi.

En 1306, Philippe V donne Cébazat à Pierre et Guillaume de Maumont, seigneurs du Limousin puis en 1398, c’est la famille De La Roche , résidante au château de Tournoël qui bénéficie de la jouissance de la seigneurie jusqu’en 1598 où le nouveau propriétaire est alors Jean de la Queuille.

Pendant toute cette période moyenâgeuse, la cité connut une grande prospérité économique en pratiquant le commerce du vin et des pommes et de très nombreux marchés se déroulaient sur la place du foirail (aujourd’hui appelée Espace des Perches). En 1601, Henri IV confirma d’ailleurs l’existence de quatre foires.

Pour combattre l’insécurité et les nombreuses agressions extérieures, c’est au XVème siècle que Cébazat s’entoure de murailles défensives surmontées de quatre tours (la tour Dherment, la tour du Lac, la tour du seigneur et la tour des Martres). L’accès à la cité restait possible par trois portes dont deux étaient équipées de pont levis. L’ensemble de ces fortifications était à la charge des habitants.

Cébazat et « l’époque moderne »

Au XVIème siècle, lors des guerres de religions, Cébazat choisit le parti de la « ligue catholique » comme Riom alors que Clermont et Montferrand restent fidèles au Roi de France. En 1592, après un combat de longue haleine, Cébazat tombe aux mains des royalistes.

A la fin du XVIIème siècle, une fois les guerres terminées, on comble les fossés, on laisse les murailles s’effondrer, les tours deviennent des pigeonniers. A cette époque, et durant toute cette décennie, Cébazat voit séjourner sur son sol de nombreuses troupes royales.

En 1789, alors que commence la Révolution Française, Cébazat semble bien loin des évènements de la Bastille (rien ne nous indique un mouvement révolutionnaire dans les cahiers de délibération). L’Assemblée Nationale réorganise la politique territoriale et le 22 décembre 1789, Cébazat devient chef-lieu de canton, regroupant Blanzat et Sayat. Par contre, en 1801, notre cité sera annexée au canton de Clermont-est. Pendant cette période révolutionnaire, la place des Perches (renommée place de la Fraternité) devient le lieu de toutes les cérémonies et fêtes populaires. Au moment de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, la garde nationale composée de 200 hommes va défiler avec enthousiasme de la place des Martres à la place de la Fraternité devant une foule importante. D’autres évènements furent également célébrés avec ferveur comme par exemple la mort du Roi Louis XVI.

Mais Cébazat a connu aussi ses prêtres réfractaires qui refusèrent la nouvelle constitution civile : le curé Chavanier et le vicaire Baldus. En 1792, la ville fournit des hommes pour sauver la « patrie en danger » : malgré un mouvement de résistance, des cébazaires furent désignés pour rejoindre l’armée du Rhin. Malheureusement, cette époque a vu disparaître une grande partie des documents municipaux qui furent brulés sur la place publique.

Cébazat au XXème siècle :

Le XIXème siècle est une période relativement calme pour notre ville, commune essentiellement viticole.

Au début du XXème siècle, le vignoble, ruiné par le phylloxéra, est progressivement abandonné. Dans le même temps, la cité clermontoise offre de nombreux emplois aux paysans qui renoncent petit à petit à vivre de l’exploitation de leurs terres.

Les deux guerres mondiales sont comme dans l’ensemble du pays, des périodes de crises économiques et démographiques. De 1 800 habitants en 1887, la ville n’en compte plus que 1 631 en 1946. Le paysage campagnard attractif va permettre à Cébazat de bénéficier d’un exode urbain dès le lendemain du second conflit mondial. Le développement des usines Michelin contribue à cette profonde migration économique.

Aujourd’hui, Cébazat - une ville de 7 856 habitants – a su maintenir au cœur de la vallée du Bédat un cadre paysager naturel et attractif où les activités industrielles (zone de Ladoux, les Montels, le parc logistique, etc…) n’ont pas fait disparaitre complètement le maraîchage et le vignoble.

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